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Lakou 2025

du 1er au 5 octobre 2025

Jour 1

1er octobre 2025

Se retrouver, transmettre, faire le point

La première journée du Sommet LAKOU 2025 a été consacrée à l’accueil des participant·es, à la transmission des enjeux structurants du réseau et à un premier bilan collectif, un an après la précédente édition.

La matinée s’est ouverte par une participation à l’émission LAKOU Live : Voix d'Outre-mer : cinq plateaux qui s’enchaînent pour donner de la visibilité aux luttes "ultramarines" et rendre accessibles des sujets essentiels : environnement, justice sociale, culture, souveraineté, climat… En parallèle, des ateliers ont été proposés aux nouvelles structures et aux nouveaux arrivant·es, afin de poser un socle commun de compréhension des objectifs, des méthodes et des engagements portés par le réseau LAKOU depuis 2024.

L’après-midi a été dédié à un bilan collectif : “Un an après LAKOU 2024, où en sommes-nous ?”. Ce temps a permis de revenir sur les avancées, les limites rencontrées et les perspectives ouvertes depuis la dernière édition.

La journée s’est poursuivie par une table ronde réunissant les nouvelles organisations, notamment issues de Wallis-et-Futuna, de Guyane et de Polynésie, marquant l’élargissement du réseau. Ces échanges ont mis en lumière les réalités locales, les priorités spécifiques et les attentes vis-à-vis du réseau LAKOU.

 

La journée s’est conclue par un temps de synthèse collective et la célébration des victoires et avancées de nos organisations respectives.

Jour 2

2 octobre 2025

Au cœur des institutions européennes

La deuxième journée du Sommet LAKOU 2025 a débuté par une visite du Parlementarium, le centre des visiteurs du Parlement européen. Ce parcours interactif a permis aux participant·es de mieux comprendre le fonctionnement des institutions européennes, les processus de décision et la place des citoyen·nes dans la construction des politiques publiques à l’échelle de l’Union.

L’après-midi a été consacrée à des rencontres de travail avec des eurodéputé·es et des conseiller·es politiques. La délégation a notamment échangé avec le représentant de Younous Omarjee, eurodéputé, ancien président de la commission du développement régional (REGI), actuelle Vice-président du Parlement européen, engagé de longue date sur les questions territoriales et ultramarines. Des échanges ont également eu lieu avec Marie Toussaint et des conseiller·es travaillant au sein des commissions Agriculture, Pétition et Environnement.

Ces discussions ont permis de mieux appréhender à la fois les marges de manœuvre et les limites du pouvoir des eurodéputé·es, tout en soulignant l’importance stratégique du travail avec la société civile pour faire avancer des politiques ayant un impact direct sur les Outre-mer. Les échanges ont notamment porté sur le poids des politiques agricoles et environnementales européennes dans les territoires "ultramarins", ainsi que sur l’existence de clauses d’exception, qualifiées de clauses coloniales, qui freinent la mise en œuvre de mesures ambitieuses.

La délégation LAKOU a également alerté sur des blocages politiques structurels, en particulier liés à la montée de l’extrême droite au sein du Parlement européen, dont l’influence croissante entrave l’adoption de politiques essentielles. Enfin, les discussions ont permis de dénoncer le fait que les subventions européennes bénéficient majoritairement à de grands groupes économiques, renforçant des rapports de domination dans plusieurs territoires, au détriment des acteurs locaux.

Cette journée a  révélé la nécessité pour le réseau LAKOU de poursuivre un travail de fond avec les eurodéputé·es, afin de défendre des politiques plus justes, adaptées aux réalités des territoires et réellement favorables aux populations.

Jour 3

3 octobre 2025

Table ronde des victoires &

Rencontres militantes

La troisième journée du Sommet LAKOU 2025 a été placée sous le signe de la transmission, de l’écoute et de la confrontation constructive, autour d’un temps fort intitulé La Table ronde des victoires : stratégies, luttes et résistances.

Animée par Priscillia Ludosky, présidente du CLSE, cette table ronde a réuni des organisations membres du Sommet LAKOU ainsi que plusieurs ONG engagées dans des luttes écologiques, sociales et pour la défense des droits humains.


Parmi les intervenant·es figuraient Tara Dickman (Stop Contrôle au Faciès), Elsa Ingrand (Notre Affaire à Tous), Swann Bommier (BLOOM), Nicolas Vercken (Oxfam France), Sabine Gagnier (Amnesty International France), Margaux Gaillard (FAS) et Patrice Taraoré (Huma’Nova).

Les échanges ont permis de revenir sur des victoires concrètes et des stratégies de mobilisation éprouvées : contentieux climatique, articulation entre luttes sociales et écologiques, protection des océans ultramarins face à la pêche industrielle, empowerment citoyen, défense des droits humains et rôle du mouvement artistique dans les dynamiques démocratiques.

Les organisations ultramarines ont, quant à elles, rappelé avec force que leurs luttes s’inscrivent dans une réalité de domination historique toujours à l’œuvre. Elles ont appelé à la construction d’alliances décolonisées, fondées sur la coopération, la réciprocité et le fait de travailler avec, et non à la place. Les discussions ont souligné que les combats pour la souveraineté, la justice environnementale et la dignité dans les Outre-mer sont pleinement intégrés aux luttes globales pour la justice.

Au-delà de la table ronde, les échanges se sont prolongés de manière informelle, permettant d’approfondir les discussions, de renforcer les liens entre organisations et de faire émerger des perspectives d’actions communes. Cette journée a mis en évidence une volonté partagée de reconnaître des angles morts historiques, de mutualiser les stratégies et de construire des coopérations durables.

 

Le CLSE et le réseau LAKOU entendent poursuivre ce travail collectif, dans l’objectif de faire émerger des victoires réellement partagées, fondées sur la mise en commun des savoirs militants et des expériences de terrain.

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Jour 4

4 octobre 2025

Le Forum associatif

La journée du Forum a été pensée comme un espace ouvert de rencontres, de transmission et de débats, mêlant expressions culturelles, savoirs traditionnels, interventions médiatiques et discussions.

Après une inauguration marquée par la mise en lumière des organisations du réseau LAKOU, la matinée a été rythmée par plusieurs interludes musicaux et culturels, avec ORI NESIA (danses et chants traditionnels du Pacifique), POM POM C’CHANN Paris (groupe carnavalesque et percussions martiniquais) ainsi que DJ Selecta Djabba. Elle s’est poursuivie par un Ron Kozé consacré au bien-être collectif et à la transmission des savoirs, ancrés dans les réalités "ultramarines", avec une restauration sur place assurée par Les Saveurs de l’Île de La Réunion.

L’après-midi a donné lieu à une émission de radio spéciale, avant l’ouverture d’une série de tables rondes autour de grands enjeux structurants pour les territoires ultramarins.

Ouverture du Forum

 

La journée s’est ouverte par l’inauguration du Forum, réunissant les associations exposantes, avant de laisser place à plusieurs interludes culturels, dont des performances mêlant danses et chants traditionnels tahitiens et de Wallis-et-Futuna, ainsi qu’une séquence carnavalesque, affirmant la place centrale des cultures dans les dynamiques de résistance et de transmission.

Présentation du réseau Lakou

 

Lors de l’inauguration du Forum, le CLSE a saisi ce temps pour présenter les associations membres du réseau LAKOU. Venues de 8 territoires dits d'Outre-mer et engagées sur divers enjeux, cette présentation a permis de rendre visible leur travail aux yeux du public présent et de poser les bases d’échanges et de coopérations pour la suite du Forum.

Ron Kozé

Un Ron Kozé animé par Franswa Tibère, président de l'Université Zarboutan à La Réunion, consacré au bien-être collectif et aux savoirs traditionnels a permis d’aborder les pratiques de soin par les plantes et la transmission intergénérationnelle, dans une approche ancrée dans les réalités "ultramarines" et diasporiques.

Emission spéciale

L’après-midi s’est poursuivie avec une émission de radio spécialement dédiée aux organisations du réseau LAKOU, produite en partenariat avec Radio Dôobôot, installée au cœur du Forum associatif, avant de laisser place à la série de tables rondes.

des stands d'associations engagées pour les outre-mer, deux tables rondes et des prestations musicales.

Tables rondes

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République à 2 Vitesses : quand la citoyenneté s'arrête aux frontières de l'Hexagone

Cette table ronde a ouvert un échange direct sur les inégalités structurelles subies par les populations "ultramarines". Les discussions ont porté sur les écarts en matière de droits, de reconnaissance, de justice et d’accès aux ressources.
 

Animée par Samora Curier, fondateur du podcast Le Mwakast, elle a réuni des voix engagées venues de Guadeloupe, Mayotte, Wallis-et-Futuna et Kanaky. Les intervenant·es ont mis en lumière des réalités trop souvent invisibilisées. Ils et elles ont affirmé la nécessité d’une égalité réelle entre les territoires.

Climat d'Outre-mer : aux avant-postes du chaos, les voix s’élèvent

Cette table ronde a ouvert un échange direct sur les impacts du dérèglement climatique dans les territoires ultramarins, en première ligne face aux vulnérabilités environnementales et sociales. Les discussions ont porté sur les inégalités climatiques, les risques déjà visibles et les réponses portées localement par les collectifs et associations.

Animée par Priscillia Ludosky, présidente du CLSE, elle a réuni des voix engagées venues de Polynésie française, de Guyane, de Martinique et de Wallis. Les intervenant·es ont partagé des constats de terrain et des alternatives concrètes. Ils et elles ont affirmé la nécessité de politiques climatiques adaptées aux réalités des territoires.

Monopoles et Vie Chère repenser les modèles économiques ultramarins

Cette table ronde a ouvert un échange direct sur les mécanismes de monopoles et leurs effets sur le coût de la vie dans les territoires "ultramarins". Les discussions ont porté sur les inégalités économiques structurelles, la concentration des pouvoirs et les limites des modèles actuels.

Animée par Amandine Ilolo, fondatrice de "The Way You Are", elle a réuni des voix engagées venues de La Réunion, de Guyane, de Guadeloupe et de Wallis-et-Futuna. Les intervenant·es ont partagé des analyses de terrain et des expériences concrètes. Ils et elles ont affirmé la nécessité de repenser les modèles économiques au service des populations.

Jour 5

5 octobre 2025

Cap sur 2026 : bilan et projection

La dernière journée du Sommet LAKOU 2025 a été consacrée à la prise de recul collective, au bilan des quatre jours écoulés et à la projection des suites du travail du réseau.

La matinée s’est ouverte par un temps de réveil et de mise en énergie, invitant les participant·es à déposer une intention commune pour cette journée de clôture. Elle s’est poursuivie par une conversation autour des savoirs traditionnels, avec une intervention de Franswa Tibère, autour du projet Fruyapin po domin, mêlant échanges et transmission.

Un premier atelier collectif a permis d’identifier les actions prioritaires à mener, en distinguant des axes de travail principaux - urgence climatique et souveraineté alimentaire - et des axes secondaires, tels que la représentativité et la précarité.

 

L’après-midi a ensuite été marqué par une intervention de Laurent Bigot sur les enjeux de diplomatie et de négociation, avant un second atelier centré sur une question structurante : comment souhaitons-nous être représenté·es ?

À travers des exercices de design prospectif et de design fiction, les participant·es ont été invité·es à imaginer collectivement de nouveaux cadres de représentation.

La journée s’est conclue par un temps de bilan, permettant de partager apprentissages, ressentis et attentes pour la suite, avant des mots conclusifs et un temps convivial de clôture.

Ce dernier jour a posé les bases des orientations du réseau pour 2026, en affirmant la volonté de poursuivre un travail collectif structuré, ancré dans les réalités des territoires et tourné vers l’action.

Se dire au revoir
dans la gratitude

Le mot du CLSE

Le Sommet LAKOU 2025 marque une étape importante dans la structuration et la maturation du réseau. Au-delà de la richesse des échanges et des temps de travail, cette édition a confirmé une évolution majeure : le réseau est désormais prêt à passer à l’action collective.

Nous nous réjouissons tout particulièrement de l’élargissement du réseau à des territoires encore trop peu entendus, comme Wallis et Futuna, dont les réalités - vie chère, accès à l’eau potable, enjeux sociaux et environnementaux - restent largement absentes du débat public. De la même manière, la présence d’organisations historiques, notamment en Guyane, a permis d’apporter un éclairage essentiel sur des enjeux environnementaux spécifiques à un territoire continental, frontalier et profondément singulier dans l’espace "ultramarin".

Ces nouvelles voix viennent à la fois confirmer les défis identifiés les années précédentes et en révéler de nouveaux. Elles apportent également un renouvellement générationnel, une énergie nouvelle et une attention renforcée aux dimensions culturelles et impliquant les plus jeunes générations, pleinement indissociables des luttes sociales et environnementales. Habiter, protéger et défendre nos territoires passe aussi par la culture, la transmission et les savoirs.

Un constat s’impose à l’issue de cette édition : le réseau LAKOU n’est plus seulement dans une phase de mise en lien et de connaissance mutuelle. Il exprime désormais une volonté partagée de travailler ensemble de manière concrète, de transformer les échanges en actions, les diagnostics en leviers, et les alliances en dynamiques durables.

Le défi pour les années à venir sera double : continuer à élargir le réseau vers des territoires encore plus invisibilisés, tels que Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy ou Saint-Martin et engager une montée en puissance collective. À ce titre, l’année 2026 sera résolument tournée vers le plaidoyer, l’expérimentation et l’inscription des enjeux "ultramarins" dans le débat public, en France comme à l’échelle européenne.

Le CLSE poursuivra ce travail aux côtés des organisations du réseau et de ses partenaires. Nous comptons sur leur soutien pour accompagner cette nouvelle phase, renforcer les coopérations avec les ONG de l’Hexagone et amplifier la visibilité des réalités, des luttes et des alternatives portées par les territoires "ultramarins".

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